Aller au contenu
Site en préparation : les formations ouvrent bientôt, les paiements sont en mode test.
Développer son activité

Augmenter ses tarifs en onglerie : le calcul, l'annonce et les messages prêts à envoyer

Augmenter ses tarifs en onglerie sans perdre tes clientes : combien tu peux en perdre, de combien augmenter, quand l'annoncer et quoi écrire.

Mis à jour le 3 octobre 2026

Macro d'une main aux ongles gel rouge profond posée à côté d'une petite étiquette de prix vierge retournée et d'un flacon de gel, fond uni crème, lumière latérale chaude, aucun visage, aucun texte lisible

Augmenter ses tarifs fait peur à presque toutes les prothésistes : peur de perdre des clientes, de paraître chère, de devoir se justifier. Pourtant, un calcul simple montre qu’on peut souvent perdre une cliente sur huit après une hausse de 5 € et gagner autant en travaillant moins. Ce guide te donne ce calcul, les signaux qui disent qu’il est temps d’augmenter tes tarifs, le montant et le rythme, et trois messages d’annonce prêts à envoyer, avec les réponses aux objections.

Les signaux qu’il est temps d’augmenter tes tarifs

Coche ceux qui te concernent :

  • ton agenda est plein deux ou trois semaines à l’avance ;
  • tu refuses des clientes chaque semaine ;
  • tes produits ont augmenté depuis ta dernière grille ;
  • tu n’as pas revu tes prix depuis plus d’un an ;
  • ton temps de pose a baissé grâce à une meilleure méthode, et ta tenue s’est améliorée ;
  • ton prix calculé (coût de revient + rémunération + cotisations) dépasse ton prix actuel ;
  • tes prix sont dans le bas des fourchettes de ta zone alors que tes avis sont excellents.

Deux cases cochées suffisent pour préparer une hausse. Le guide tarif prothésiste ongulaire donne la méthode pour calculer ton prix juste, avec les fourchettes de notre référentiel.

Si l’idée d’annoncer une hausse te bloque depuis des mois, le Programme Prix reprend toute la démarche : calcul prestation par prestation, nouvelle grille, annonce, réponses aux objections et suivi des résultats.

Le calcul qui rassure : combien de clientes tu peux perdre

Ce qui compte n’est pas ton chiffre d’affaires, mais ce qu’il te reste par prestation après les produits et les cotisations. Calcul d’exemple pour un remplissage qui passe de 40 à 45 € :

LigneAvantAprès
Prix40 €45 €
Cotisations (environ 21,5 %)8,60 €9,70 €
Produits4 €4 €
Reste par prestation27,40 €31,30 €

Pour garder le même revenu, il te faut 27,40 ÷ 31,30 = 87,5 % de tes prestations actuelles. Autrement dit, tu peux perdre jusqu’à une cliente sur huit sans gagner moins, et tu libères des créneaux en prime.

Dans la pratique, une hausse de 5 € bien annoncée fait partir beaucoup moins d’une cliente sur huit. Le plus souvent, les départs concernent les clientes les plus sensibles au prix, celles qui annulent le plus et qui reviennent le moins régulièrement.

Refais ce calcul avec tes chiffres : notre calculateur de prix de prestation le fait pour chacune de tes prestations.

De combien augmenter, et à quel rythme

SituationHausse conseillée
Ajustement annuel, prix déjà proches du juste prix2 à 3 € par prestation
Prix nettement sous ton prix calculé5 € maintenant, le reste dans six mois
Nouvelle technique ou montée en gamme visiblenouvelle prestation à un nouveau prix
Agenda plein, liste d’attentehausse sur les créneaux les plus demandés (samedi)

Reste dans les fourchettes de ta zone et de notre référentiel (par exemple 40 à 55 € pour un gainage ou un remplissage gel, 55 à 75 € pour une pose complète en gel). Une hausse qui te place très au-dessus de la fourchette locale demande une différence visible : tenue, finition, expérience.

Arrondis tes prix : 45 € plutôt que 44,50 €. Un prix rond se retient et se paie plus facilement.

Augmenter le panier sans toucher au prix de base

Une hausse de prix n’est pas le seul moyen de mieux gagner sa vie par prestation. Trois leviers complètent, ou remplacent, une hausse directe.

Facturer les suppléments que tu offres sans le dire

French, nail art sur un ou deux ongles, longueur extrême, réparation d’un ongle cassé entre deux rendez-vous : beaucoup de prothésistes les font « pour faire plaisir ». Notre référentiel retient +5 à 10 € pour une french et +1 à 5 € par ongle pour un nail art simple. Afficher ces suppléments dans ta grille, c’est souvent 3 à 6 € de plus par rendez-vous, sans que le prix de base bouge.

Créer une prestation premium

Plutôt que d’augmenter ton semi-permanent, crée une version plus complète : manucure russe combinée et semi-permanent (45 à 60 € selon notre référentiel, si ta situation te permet de pratiquer le soin des cuticules), ou gainage avec nail art inclus. La cliente choisit. Celles qui veulent le prix bas le gardent, celles qui veulent mieux paient mieux.

Remplacer le tarif découverte

Si tu as démarré avec un tarif de lancement, la sortie de ce tarif est une hausse comme une autre. Elle se prépare de la même façon : date annoncée dès le départ (« tarif de lancement jusqu’au 31 mars »), rappel un mois avant, nouveau prix appliqué sans exception à la date prévue. Un tarif découverte sans date de fin devient ton vrai tarif, et c’est la hausse la plus difficile à faire passer.

Le cas de la prothésiste à domicile

À domicile, la hausse peut aussi porter sur le déplacement. Si tu ne factures pas de frais de déplacement, ou si ton forfait n’a pas bougé depuis la hausse du carburant, commence par là : un forfait par zone, annoncé à la réservation, est rarement contesté. Le guide prothésiste ongulaire à domicile donne un calcul du coût réel d’un trajet.

Quand l’annoncer

  • Un mois avant la date d’effet, au minimum.
  • À date fixe chaque année (janvier ou septembre, par exemple) : les clientes s’y habituent.
  • Jamais au moment du paiement, ni sur un message envoyé la veille.

Les rendez-vous déjà réservés avant l’annonce gardent l’ancien prix : c’est un geste simple qui évite les tensions. Pense aussi à mettre à jour, le jour même, ta grille affichée, ta fiche Google, ta page de réservation et tes publications épinglées sur Instagram : une cliente qui voit deux prix différents selon l’endroit croit à une erreur ou à un manque de sérieux.

Trois messages d’annonce prêts à envoyer

Message personnel aux clientes régulières

Bonjour [prénom], je voulais te prévenir personnellement : à partir du [date], mes tarifs évoluent. Ton remplissage passera de [40 €] à [45 €]. Le prix des produits que j’utilise a augmenté, et je prends le temps qu’il faut pour que ta pose tienne trois semaines. Tes rendez-vous déjà réservés restent à l’ancien tarif. Merci pour ta fidélité, à très vite !

Annonce générale (affichage, story Instagram, page de réservation)

Nouveaux tarifs au [date] Pour continuer à travailler avec des produits professionnels et à te garantir une pose soignée, mes tarifs évoluent à partir du [date]. Les rendez-vous réservés avant cette date restent à l’ancien prix. Merci pour votre confiance !

Réponse à une nouvelle demande après la hausse

Bonjour ! Pour un gainage, compte [48 €] et environ une heure. Je peux te proposer mardi 10 h ou jeudi 14 h, lequel te va ?

Pour les nouvelles clientes, tu n’annonces rien : tu donnes simplement ton prix actuel.

Les règles d’écriture

  • Une raison concrète, pas une excuse : produits, temps de préparation, nouvelle technique.
  • La date d’effet et le nouveau prix, en chiffres.
  • Un remerciement, pas une justification de trois paragraphes.
  • Pas de « malheureusement », pas de « je suis désolée » : tu ne fais rien de mal.

Répondre aux objections

« C’est plus cher qu’avant. »

Oui, c’est la première hausse depuis [durée]. Les produits ont augmenté et je ne voulais pas changer de gamme pour ne pas perdre en tenue.

« Une autre prothésiste fait moins cher. »

C’est possible. Je préfère te proposer une pose qui tient trois semaines plutôt qu’un prix plus bas. Si tu veux une option plus courte, je peux te faire un semi-permanent à [prix].

« Tu ne pourrais pas me garder l’ancien prix ? »

Je garde l’ancien tarif sur tous les rendez-vous réservés avant le [date]. Je te réserve le prochain dès maintenant si tu veux ?

Le mini-cours Scripts de réponses aux clientes contient d’autres réponses de ce type, pour les négociations et les demandes difficiles.

Ce qu’il faut éviter

  • Augmenter sans prévenir : la cliente le découvre au paiement et se sent piégée.
  • Une hausse énorme après des années d’immobilisme : mieux vaut 2 à 3 € chaque année que 10 € d’un coup tous les quatre ans.
  • S’excuser longuement : cela donne l’impression que le nouveau prix n’est pas justifié.
  • Changer la grille tous les deux mois : les clientes ne savent plus combien elles vont payer.
  • Garder l’ancien prix pour toutes, sans limite : tu te retrouves avec deux grilles et des comparaisons entre clientes.

Mesurer l’effet de la hausse

Trois mois après la date d’effet, compare avec les trois mois précédents :

IndicateurAvantAprès
Prestations par mois
Prix moyen
Chiffre d’affaires
Clientes régulières perdues
Heures de pose

Si tu as perdu moins d’une cliente sur huit, ta hausse est gagnante. Les créneaux libérés peuvent accueillir de nouvelles clientes au nouveau prix : le guide trouver des clientes donne le plan pour les remplir, et le guide salaire d’une prothésiste ongulaire montre l’effet de ton prix moyen sur ton revenu mensuel.

Le prix et le temps de pose vont ensemble

Augmenter ses tarifs est plus facile quand la pose s’améliore en même temps : moins de décollements, une finition plus nette, une prestation plus rapide. Une cliente accepte une hausse quand elle voit que sa pose tient trois semaines. Le hub Aller plus vite montre comment gagner du temps sans perdre en tenue.

Tous les leviers d’activité sont regroupés sur la page vivre du métier de prothésiste ongulaire.

Questions fréquentes

Comment annoncer une augmentation de tarif à ses clientes ?

Un mois avant, par message personnel ou affichage, avec la date d'effet, les nouveaux prix et une raison concrète (coût des produits, nouvelle technique, temps consacré à la préparation). Remercie pour la fidélité, reste courte et ne t'excuse pas.

De combien augmenter ses prix en onglerie ?

Une hausse de 2 à 5 € par prestation, ou de 5 à 10 %, passe en général sans départ quand elle est expliquée. Au-delà, mieux vaut augmenter en deux fois ou accompagner la hausse d'un changement visible de prestation.

Quand augmenter ses tarifs ?

Quand ton agenda est plein plusieurs semaines à l'avance, quand tes produits ont augmenté, quand ton prix calculé dépasse ton prix actuel ou quand tu n'as pas revu ta grille depuis plus d'un an. Une fois par an, à date fixe, est un bon rythme.

Que répondre à une cliente qui trouve ça trop cher ?

Reste calme et factuelle : « Je comprends. Mes tarifs tiennent compte du temps et des produits pour que ta pose tienne trois semaines. Si tu veux, je peux te proposer une prestation plus courte à [prix]. » Tu n'as pas à te justifier davantage.

Faut-il garder l'ancien tarif pour les fidèles ?

Tu peux le garder quelques semaines pour les rendez-vous déjà réservés, ou pour les clientes de longue date jusqu'à une date annoncée. Un ancien tarif conservé sans limite crée deux grilles et finit par poser problème.